Ce 21 avril en fin d’après-midi, une pause tourangelle nous attend sur notre longue route vers Niort pour l’assemblée annuelle du Comité.
Ainsi, 12 retraités et conjoints procèdent au check in dans l’hôtel réservé au sud de Tours, de bonne accessibilité de l’autoroute. Installation effectuée, c’est rendez-vous à l’apéritif où chacun fait connaissance ou se retrouve avec plaisir. Les discussions se poursuivent tout au long du dîner composé de mets aux saveurs traditionnelles.
Le lendemain matin, c’est départ pour Azay-le-Rideau après un petit-déjeuner copieux et riche de produits salés et de bonnes gourmandises. Par une route empruntée aux magnifiques paysages verdoyants, nous découvrons l’entrée de la Cité Rétro-Mécanique avec son imposante grille en provenance du château de Chambord, s’ouvrant sur une allée où se dressent de superbes lampadaires récupérés dans les jardins de l’Élysée… Ces premières images visuelles annoncent dès l’entrée dans cette sphère accueillante et impressionnante, l’ardente passion de Maurice Dufresne, ferrailleur et entrepreneur visionnaire, qui aura passé sa vie à sauver de la destruction un énorme patrimoine de rouages et d’acier.
Sous la conduite de notre jeune guide, de découverte en découverte, d’anecdote en anecdote, de waouh en waouh, nous plongeons durant quelques heures dans cette ambiance d’un autre temps à travers des mises en scène authentiques présentées dans ce lieu magnifiquement aménagé d’une surface couverte d’environ 10 000 m2, de plus de 40 salles, 1 km de galeries et les milliers de pièces recueillies et restaurées. Le fruit de 60 ans de la vie de ce passionné évoque l’ingéniosité et le savoir-faire au service de la motorisation, et raconte l’épopée de la révolution industrielle. Outre ces pièces souvent très rares, voire uniques au monde pour certaines, les histoires associées à leur récupération sont tout aussi fascinantes. L’histoire combinée de l’engin et du collectionneur retiennent tout autant notre admiration, notre étonnement, nos sourires, nos souvenirs et parfois notre effarement, notamment devant la guillotine de la Révolution de 1792, ou les têtes en cire de célèbres condamnés (Landru, Marie Besnard,…).
Parmi ces collections éclectiques, on peut citer :
- des métiers à tisser du XIXe siècle, le plus ancien datant du XVIIe
- le 1er camping-car habité par Nénesse et sa famille l’arracheur de dents ambulant
- Une Buick Electra de 1959
- Le char « lance-patate » de 1942 pesant 15 Tonnes
- L’exemplaire unique du camion Delahaye de 1911 habité par Nénesse et sa famille l’arracheur de dents ambulant
- Une rare voiture George Irat de 1939
- Une voiture électrique Peugeot VLV de 1941
- la machine à fabriquer les sabots de bois
- Un camion Latil TAR de la première guerre mondiale
- Un camion électrique SOVEL de l’ancienne chocolaterie Poulain de Blois
- L’unique au monde banc de scie fendeuse de 1925 actionné au gazogène (fabriquée près de Nemours)
- Un planeur Caudron C.800
- Un avion Blériot type XI, conçu par Louis Blériot en 1909
- Un des premiers tracteurs à moteur à explosion Mogul de 1898
- Un tracteur Case à vapeur de 13 tonnes
- Une des premières moissonneuse-batteuse-lieuse « Guillotin » de 1934
- Une pompe à incendie à vapeur de 1850
- Un projecteur Massiot de 1906 provenant de l’Elysée
- Une locomotive à air et vapeur comprimée, fabriquée à Winterthur en Suisse;
- Une pompe à parfum ayant appartenu à François Coty
- Un moteur fixe Bruneau à naphtaline de 1910
- Un générateur électrique à vapeur de 34 tonnes
- affiches, jouets, vélos, armes, manèges,
- etc, etc, etc, etc,…
Que d’inventions, que d’inventions ! Bref… Ce musée nous raconte la mécanisation du monde agricole, l’évolution des moyens de transport, les 1ère et 2nde Guerres Mondiales, et tant d’autres histoires. Ces collections retracent tout le génie mécanique, industriel et humain des XIXe et XXe siècles !.
Aussitôt sortis du musée … nous reprenons pied dans notre époque électronique ! et passons dans l’enceinte même de cette cité, à une autre forme de « restauration », verre et couverts en main, avant de reprendre nos voitures modernes pour rejoindre Niort où nous retrouverons dès le lendemain tous nos collègues retraités réunis en assemblée.








